Historique du moulin de Châtillon

Ce petit historique reprend pour l’essentiel le texte paru dans le Bulletin de la Société Archéologique de la région de Puiseaux « L’Essonne et ses moulins à eau entre Pithiviers et Malesherbes » (n°13, 1990).

Le moulin de Châtillon est signalé par l’abbé Gand comme appartenant aux moines de Saint Victor. Un acte de 1728 le montre appartenant au comte de Rocheplatte. Le premier meunier connu s’appelle Jean Mercier. Né en 1725, il possède le moulin jusqu’à sa mort en 1791. En 1786, il l’a loué à son fils Jean Etienne par un acte passé devant Maître Miger notaire à Aulnay.

Jean Mercier dit « l’aîné», meunier à Châtillon, a eu huit enfants dont cinq ont été meuniers:
– Jean « le jeune» mort en 1788, meunier à Francorville,
– Jean « le plus jeune» né vers 1750, meunier à Buisseau,
– Jean Etienne (1755-1790) était meunier à Charreau puis à Châtillon,
– Jean Pierre,
– Jeanne épouse François Couté, meunier à Farault,
– Anne Françoise épouse Mathurin Baudon, meunier à la Groue,
– Jeanne épouse Poisson;
– Marie-Anne.

Le moulin restera dans la famille jusqu’à la deuxième moitié du 19ième siècle, quand Jean-François Mercier, l’arrière petit-fils de Jean Mercier dit «l’ainé», le vend pour acheter une étude d’huissier à Paris.

En 1873 le propriétaire se nomme Pochon.

En 1892 un inventaire nous apprend que le meunier a fait faillite. La prisée du moulin s’élève à 16335 francs. L’inventaire mentionne une roue dont le diamètre atteint 6,20m, munie de 48 aubes de 1,20m de large, qui entraine une paire de meules de 1,80m de diamètre. Dans les années qui ont suivi la roue est remplacée par une roue Vabien de 7m de diamètre avec 52 aubes de 1,65m de large.

Vers 1900, Ernest Mercier, arrière-arrière petit-fils de «l’aîné», est meunier à Châtillon. Est-il propriétaire ou locataire, nul ne le sait. Le moulin appartient ensuite à la famille Columeau.

En 1907, le moulin est la propriété d’Adrien Santerre, époux Corneille, lequel eut trois filles, Germaine, Alice et Lucienne et deux garçons, Gaston et Adrien. Il est transmis en 1937 à son gendre Laurent David, époux de Lucienne Santerre. L’exploitation du moulin cesse en 1959. Leur seul fils survivant, Luc David, décède en 2002. La commune d’Ondreville rachète le moulin en 2003 en usant de son droit de préemption.